jeudi 3 juillet 2008

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Quelquepart de nuit
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mardi 1 juillet 2008

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Quelqu'un est un peu long comme nom, Elle, se rapproche d'un pluriel qui laisserait planer certains doutes quant à la modestie dudit personnage, (d'ici qu'Elle se répande en Nous), le personnage optera donc pour un simple Je, Passe-partout.
Ce qui ces dernières années m'avait miné jusqu'au handicap, à savoir la désolation des âmes environnantes, pour ne pas dire leur bêtise, me réjouit à présent. Une masse néfaste qui auparavant s'avérait tristement plombante, devient un gigantesque cabinet de curiosité, dans lequel l'intelligence n'a pas plus d'importance que le nom de la tête réduite juchée sur le scooter vert (donc une certaine quand même, mais relative). Je suis heureuse de circuler librement dans votre musée gigantesque, à la recherche de rien ni personne en particulier, mais fascinée par vos innombrables nuances.
Votre monde est terrific très chers, je vais l'essayer.

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samedi 28 juin 2008

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La lumière est différente à cette époque de l'année, légèrement moins jaune alors que le soleil s'éloigne de sa trajectoire hivernale. Il n'a pas encore plu. D'un jardin tropical aux fleurs abondantes quitté début mai, subsistent mes jardiniers préférés, une verdure foisonnante et une absence notable de fleurs. Elles éternent peut-être, saison de repos avant l'arrivée des pluies.
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J'ai décidé d'acheter des lotus, deux espèces sous forme de graine, et une plante que je ne sais pas encore où mettre.
A mon retour de chatuchack, j'ai croisé pour la éniemme fois un jeune blanc assis sur le trottoir, ses yeux bleu lagon striés de veines à l'humidité jaunâtre. Des yeux qui transpercent la crasse, la décheance, la mort qui le recouvre peu à peu.
Il fait la manche. Un jeune occidental qui fait la manche à Patpong a quelque chose de terrifiant, déplacé certainement. Je l'ai croisé l'autre jour au supermarché, il m'a dit bonjour sans me (re)connaitre, aujourdh'ui aussi pour me demander de l'argent comme à l'ordinaire.
Je me suis donc assise et ai glané ce qui suit : Manuel est allemand, 29 ans. Sa mère est thai de ratchemachin…quelque part près de la Birmanie m'a-t-il dit. Thaï et morte.
Il est arrivé avec un ami à Bangkok en 2005 où ils ont passé 6 mois avant de rentrer en Allemagne. Suite à son séjour il est retourné en Thaïlande et depuis, il dort dans la rue, près du foodland, fais la manche et sa petite amie boit tout son argent dit-il l'haleine imbibée d'alcool et de désespoir. Hier soir elle a fait une 'cramp attatck', les secours sont venus mais il n'a pas d'argent pour l'hôpital. L'ambassade germanique lui a donné 1100 baht (22 euros) et voilà. Sa famille honorable (il m'a cité Louis XIV pour me faire comprendre le terme), possède tant d'hectares que j'en ai oublié le nombre. Il n'a pas de frères et sœurs, juste son père. Mais c'est son frère, pourtant cadet, qui a hérité de la propriété, il s'est disputé avec lui, sa sœur… ils n'ont plus de contact depuis 10 ans. A bouts il a appelé sa famille il y a trois mois, qui lui a raccroché au nez.
Il fait moins chaud qu'en avril, les rats ne sont pas encore de retour, mais ayant perdu une dent, je ne me risquerai pas à la mettre sous l'oreiller, les souris sont trop bien nourries par ici. Je cuisine le riz gluant au micro ondes, restes de cuisson Picard. Le melon refait son apparition, ainsi qu'un nouveau fruit dont j'ai oublié le nom.
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Pastèque, ananas, et autres sont au rendez-vous, agrémentés de pommes rondes, rouges et juteuses.
Dans l'ensemble en juin rien n'est excessif, ni la chaleur, ni les moustiques, ni les touristes ni les cafards.

vendredi 27 juin 2008

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Oxydation.
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jeudi 26 juin 2008

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Paris m'est apparue aussi belle qu'au premier jour, mais lourde d'un fardeau traîné par des parisiens qui la plombent, le regard écartelé entre résignation et utopie, découvrant un paysage de brume cimentée. L'énergie se déploie, aussitôt absorbée par les innombrables impossibles qu'elle génère. L'énergie se déploie, digérée par les innombrables possibles qui finissent par dévoiler leur vacuité intrinsèque. Un pays riche, cultivé, passionnant, qui s'enlise, mu par l'absence.

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Et c'est à présent Bangkok qui, de son bordel, de ses couleurs, de sa gentillesse et ignorance, de sa subtilité, son respect, sa chaleur et ses sourires, de tout et son contraire, soumis à aucune règle apparente, sans cesse dans l'attente d'un coup d'état, et pourtant si colorée et souriante, c'est de cette ville que jaillit la vie. C'est elle que j'ai retrouvée enfin, sa dangereuse insouciance bien plus proche de la vie que nos terribles protections et projections, qui nous font oublier que chaque jour existe en soi.

De retour, j'ai deux mois de retard à rattraper ; Quelquepart va s'étoffer à rebrousse temps quelques temps.

mercredi 25 juin 2008

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samedi 21 juin 2008

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jeudi 19 juin 2008

en attendant…paperwater

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mardi 10 juin 2008

02…08

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Ce Radisson, à l'image de tous les Radissons du monde, ressemble au Cérulean, qui lui même ressemble aux Novotels qui s'assemblent aux Sofitels, se rassemblent et se ressemblent… Il n'en est pas de même avec un Ryokan et une maison Norvégienne, bien que sans conteste le passage du Raditel au home sleep véhicule la même impression de froid et de pauvreté. L'impression épuisée dévoile les spécificités.
Hier j'ai donc quitté le Radisson la tête haute, refusant un taxi pour insister sur le fait que je n'avais plus assez d'argent pour leur standing, et me suis élancée dans le bus n° 37 à destination de… (c'est marqué sur le papier qui est quelque part dans mes papiers). Chaque étage d'une maison norvégienne peut appartenir à différentes personnes, le premier de cette maison est réservé aux locataires du Home sleep. Une vaste cuisine en bois, un canapé de cuir rouge foncé, un soleil rouge sur fond bleu aux dimensions abyssales lui faisant face ne réchauffe en rien ce lieu glacial. Ma chambre donne sur une fosse, futur emplacement d'un parking, et le lit à couette repliée sur elle-même (particularité du rangement norvégien), est paré d'un couvre lit lui donnant des allures de Quasimodo. Une télévision vieux format et un dvd trônent au fond de cet espace en longueur, à égale distance du sol et du plafond, dont l'écran boudeur est tourné vers la fenêtre. Sur ces notes déplaisantes je prends place entre ces murs qui peu à peu me bercent, et après avoir tiré les stores et pesté sur leur transparence, je m'endors du sommeil du râleur, laissant passer une réflexion désobligeante sur le lieu et son ensoleillement à chaque changement de position. Jusqu'à ce qu'un message de réveil s'abatte sur mon cerveau, douze heures plus tard. Message aux sonorités de pelleteuses, sinon j'aurai certainement prolongé le jour de quelques heures.
C'est ainsi que je fais la connaissance de Ragnar, le Pasteur.

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